Photo du mois : Between movement – Lisa Graves

Sophie Latreille. Photo : Lisa Graves.

Sophie Latreille. Photo : Lisa Graves.

Photo prise par la photographe Lisa Graves de la yogi Sophie Latreille dans Montréal.

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Photo de la semaine : Amr El Sawah, passionné de danse contemporaine à Alexandrie

Amr El Sawah vit à Alexandrie en Égypte. Il a commencé à prendre des photos il y a huit ans, alors qu’il était guide touristique dans le désert : ses premières images sont de splendides paysages de dunes, souvent dépourvus de toute présence humaine. Peu à peu, Amr s’est établi comme photographe professionnel et a quitté son emploi de guide. Parmi ses projets divers, figurent de fascinantes images macro d’insectes. Mais si Amr travaille sur différentes thématiques, c’est la danse contemporaine qui est son sujet favori, avec sa fille de 4 ans, Maya. Depuis plusieurs années, il photographie la foisonnante scène égyptienne de danse. Amr aimerait aussi explorer avec sa caméra d’autres genres de danse et le théâtre, mais dit préférer la danse contemporaine. : « Ce que j’aime, c’est le plaisir de ressentir le message des danseurs et de le transformer en photo. C’est un très grand défi, puisque je ne peux pas circuler pendant un spectacle et  que je n’ai qu’un seul angle de vue ». Un défi qu’il remporte haut la main. Ses photos sont à la fois oniriques et puissantes, un peu comme si elles libéraient les endorphines des interprètes.

Photo de la semaine : Lisa Graves et les particules dansantes

Photo : Lisa Graves. Performance de Ladybox (Jody Hegel et Hannah Dorozio)

Photo : Lisa Graves. Performance de Ladybox (Jody Hegel et Hannah Dorozio)

Photo : Lisa Graves. Performance de Jody Hegel et Anna Smutny.

Photo : Lisa Graves. Performance de Ladybox (Jody Hegel et Hannah Dorozio)

Il y a deux semaines, les photos de Lisa Graves sur des yogis s’appropriant des endroits emblématiques de Montréal étaient à l’affiche dans la rubrique Photo de la semaine. Lisa fixe aussi sur sa pellicule les personnes qui dansent. Les photographies ci-dessus ont été prises lors d’un événement de support au projet Walk to Greece : Anna et Christina Smutny ont commencé à marcher vers la Grèce leer août, partant de la République tchèque et traversant 7 pays à raison de 30 km quotidiens. Tous les jours, elles donnent gratuitement un cours de yoga. À l’heure qu’il est, elles sont à Budapest!

Avant de s’intéresser à la photographie, Lisa Graves s’est impliquée dans plusieurs projets vidéo avec des danseurs et des chorégraphes. Pour la jeune femme, la photographie ralentit le temps et élargit la vision, lui permettant de créer des moments méditatifs à travers des images : « J’ai commencé par faire de la vidéo, puis j’ai réalisé que je tentais de ralentir le temps. Or, la photo aide à repousser les limites entre le temps, le lieu et la présence. La connexion avec le sujet est fugace et éphémère, il s’agit littéralement d’un arrêt sur image, explique Lisa. En outre, le fait que ce médium soit silencieux laisse une plus grande place au jeu, à l’imagination et à l’interprétation ».

En citant l’ouvrage de photographies de Wim Wender intitulé Once, la photographe évoque l’attitude (einstellung en allemand), soit la manière d’approcher quelque chose ou quelqu’un, en s’accordant à cette personne ou cette chose et en l’absorbant. Pour Lisa, l’attitude ne peut être dissociée de la captation de l’image. Ainsi, Lisa porte une grande affection aux portraits : « Les portraits sont un cadeau, ce sont des offrandes aux personnes qui me touchent. En connectant le photographe aux autres, les portraits absorbent et absolbent l’ego. Entre le photographe et son sujet, il y a uniquement des particules de présence. »

Photo : Lisa Graves. Performance de Jody Hegel et Anna Smutny.

Photo de la semaine : Autoportraits chorégraphiques

Tanya Traboulsi est une photographe libano-autrichienne, basée actuellement à Beyrouth. Un de ses thèmes de prédilection est le monde de la musique, entre autres la scène alternative libanaise, dont elle trace un portrait minutieux et intime. Ce triptyque fait partie d’une série d’expérimentations dans une poche de nature à Beyrouth, où la photographe s’est mise elle-même en scène.

Note : La rubrique « Photo de la semaine » de Dance from the Mat présente le travail d’un ou d’une photographe qui s’intéresse au mouvement quel qu’il soit, ou explicitement à la danse, au cirque, au théâtre, et à d’autres expressions corporelles. Les photographes présentés (ées) ont eu la grande gentillesse d’accepter d’être publiés. Certains d’entre eux seront des collaborateurs réguliers, puisqu’ils le souhaitent. Si vous vous intéressez au mouvement par le biais de votre caméra, vous pouvez suggérer une contribution par e-mail.