Mamy fait de la résistance

Dancing Grandmothers de Eun-Me Ahn. FTA2015.

Dancing Grandmothers de Eun-Me Ahn. FTA2015.

Eun-Me Ahn, chorégraphe en provenance de Corée du Sud, tient ses auditions au karaoké, faisant la fête avec ses futurs danseurs jusqu’au bout de la nuit. Cela se ressent dans Dancing Grandmothers, création festive et ludique qui croise les ambiances de boite de nuit surannée et de rave transgénérationnelle. La pièce a ceci de poétique qu’elle met en mouvement des femmes d’un certain âge, dans toutes leur fragilité et leur joie de danser, telles des archives incarnées d’une époque rude pour les sud-coréennes. Mais on les voit pas assez sur scène.

La création s’ouvre sur Eun-Me Ahn elle-même. En jupon rouge sur pantalon fleuri, cheveux coupés à ras – depuis 1992 dans discontinuer, pour revendiquer le droit à l’indifférenciation des genres – la chorégraphe évoque un elfe indéfinissable, primesautier et joueur. Trois petits sourires énigmatiques, et puis s’en va. Émergent neuf jeunes danseurs, trois femmes et six hommes. Vêtus de couleurs vives et dépareillées, les hommes souvent en robe fleurie, ils font de petits pas, se meuvent tels leurs collègues âgées qu’ils imitent. Peu à peu, leur gestuelle prend de l’ampleur, devient légère et sautillante. Sur fond de techno endiablée, ils font la roue, bondissent et roulent au sol. C’est frais, c’est gai. Mais c’est un peu longuet et on se demande où sont ces fameuses grand-mères.

La techno fait place au silence et les danseurs à une vidéo. Pour trouver ses grand-mères, Eun-Me Ahn a fait le tour de la Corée du Sud à vélo, rencontrant des centaines de ses compatriotes et fixant leurs mouvements sur la caméra. Fruit de ce long processus, la vidéo est touchante et poétique, donnant à voir des femmes dans leur vie quotidienne, dans les champs, dans la cuisine dans la rue, à la pharmacie, dans une boutique de vêtements… Elles s’amusent de leurs gestes, mi-espiègles, mi-gênées. Certaines séquences dépeignent des moments cocasses, des hommes qui regardent leurs compagnes bouche-bée, une vendeuse de thé installée au sol qui s’en donne à coeur joie…

Enfin, les grand-mères font leur apparition en chair et en os. Parmi elles, se trouvent un homme et la propre mère de 76 ans de la chorégraphe. L’aïeule a 95 ans. Le sourire aux lèvres, en vêtements de sortie, elles dansent des slows ou se meuvent sur place au son de chansons de leur jeunesse, souvent entraînées par la main par les jeunes interprètes survoltés qui jouent le rôle d’animateurs. Elles sont heureuses d’être là. On devine que la plupart n’ont guère fréquenté les boites de nuit, ni eu beaucoup de loisirs dans leur vie en général. On reconnaît certaines protagonistes de la vidéo, mais, ce soir, elles sont plus sûres d’elles, à l’aise dans leurs corps aux mouvements peu amples.

Corps vulnérables et usés de femmes qui ont connu la colonisation japonaise, la guerre de Corée et la scission du pays, le travail aux champs, les grossesses à répétition… Corps porteurs de mémoire, qui dévoile le vécu de la danseuse et tout un pan de l’histoire de son pays. Là réside l’originalité et l’intelligence de la création, basée sur un processus passionnant de documentation.

Mais les tableaux qui mobilisent les danseuses âgées ne sont pas légion, éclipsés par de nombreuses séquences où les jeunes interprètes se livrent à des chorégraphies athlétiques, dans un décor de plus en plus pop et psychédélique, toujours au rythme de la techno. Certes, ils sont beaux et talentueux. On aurait cependant voulu découvrir davantage les grand-mères, pourquoi pas à travers une mise en scène plus élaborée.

Dancing Grandmothers se termine avec brio par une formidable fête où le public descend sur scène et se mêle aux danseurs jeunes et âgés. Dans cette création-bonbon exubérante et tendre, affleure une danse queer, qui s’affranchit des codes du genre et de l’âgisme, néanmoins fugace et supplantée par les prouesses des danseurs professionnels. On attendait davantage de la chorégraphe sud-coréenne, précédée par sa réputation d’iconoclaste, avec sa performance dans le plus simple appareil et peinte en rouge, ses personnages hermaphrodites, sa danse avec un poulet et ses rituels chamaniques.

Yoga : Conjuguez votre pratique au féminin

Marie-Daphné Roy. Photo de Jean-François Brière.

Le yoga pour femmes consiste à adapter sa pratique en fonction du moment de son cycle ou de la période de vie que l’on traverse. Marie-Daphné Roy, spécialisée dans les pratiques adaptées et restauratrices , fondatrice de Yoga Bhavana à Montréal, explique pourquoi et comment mettre son yoga au féminin. Elle donnera un atelier sur cette thématique à Yoga Salamandre en Estrie du 9 au 12 août.

 Ce sont surtout les hommes, notamment des ascètes et des moines, qui ont développé le yoga. En outre, la plupart des professeures de yoga ont été formées par des hommes et transmettent les savoirs qu’elles ont reçus.  Ceci n’empêche pas un enseignement de grande qualité. Cependant, l’expérience que les femmes ont de leurs corps est différente de celle des hommes et devrait être prise en considération, souligne Marie-Daphné Roy, professeure de yoga privilégiant les pratiques adaptées, dont celles qui sont destinées spécifiquement aux femmes. Selon des études scientifiques, ces dernières favoriseraient la régularisation de la libération de certaines hormones, en agissant sur des glandes spécifiques.

S’adressant aux femmes dans le monde effréné d’aujourd’hui, le yoga au féminin fait référence « à l’ajustement des pratiques pour que l’on se sente bien physiquement, nerveusement et émotionnellement, quel que soit le moment de notre cycle ou de notre vie», explique Marie-Daphné. « Il s’agit de prendre soin de nous-mêmes en tant que femmes », poursuit-elle. En effet, le stress affecte la qualité de vie, les cycles mensuels, la fertilité, la manière dont la ménopause est vécue, etc.

Le yoga pour femmes englobe plusieurs branches, en fonction du public, de son âge, de ses besoins et de ses attentes : yoga des cycles féminins pour une régularité de ces derniers et pour être en bonne santé physique, nerveuse et émotionnelle ; yoga prénatal pour préparer l’accouchement ; yoga postnatal pour s’en remettre ; yoga pour préparer et bien vivre la ménopause ; yoga pour l’adolescence, etc.

Marie-Daphné Roy. Photo de Jean-François Brière

Longtemps, Marie-Daphné Roy ne s’est pas préoccupée d’adapter le yoga à son cycle menstruel. Il y a cinq ans, Delphine Piperni, qui travaillait alors à Yoga Salamandre, lui proposa de concevoir et de mettre en œuvre un atelier de yoga spécifique pour les femmes, en collaboration avec l’herboriste et thérapeute Sarah Maria Leblanc spécialiste en santé des femmes. Toute à sa surprise d’avoir été contactée dans cette perspective, Marie-Daphné commença à expérimenter avec des pratiques adaptées et à faire des recherches, lisant notamment les écrits de Geeta Iyengar, la fille de B.K.S. Iyengar, et de Bobby Clennell : « J’ai peu à peu réalisé que mon cycle menstruel était à l’origine de mes variations de capacité dans ma pratique. Ma physiologie féminine ne fonctionne pas sur une même ligne droite, contrairement à la physiologie d’un homme. J’ai commencé alors à pratiquer le yoga en respectant mes cycles, qui se sont progressivement régularisés. Progressivement, j’ai vécu moins de symptômes prémenstruels et menstruels et beaucoup moins d’anxiété par rapport à ma pratique, qui est devenue beaucoup plus sereine, souligne Marie-Daphné. Le yoga au féminin contribue à un changement d’attitude générale, où on embrasse sa nature féminine et cyclique. On aborde sa pratique avec conscience, avec flexibilité et avec malléabilité, en accord avec soi. La notion de constance dans la pratique prend alors une autre signification. »

Photo de Jean-François Brière.

Ainsi, prendre en compte ses cycles menstruels mène à une pratique de yoga équilibrée, caractérisée par la présence, l’acceptation et la bienveillance. Cette pratique peut aider à alléger ou à soulager les maux de dos et de tête, l’anxiété, la nervosité et d’autres symptômes que vivent les femmes en période prémenstruelle et, ou menstruelle. En particulier, les manifestations émotionnelles du syndrome prémenstruel, comme l’irritation et l’angoisse, peuvent être apaisées considérablement.

Le yoga pour femmes met l’accent sur le bassin, le périnée, la région utérine qui englobe le pourtour du sacrum, les lombaires, la poitrine qui est parfois congestionnée en périodes prémenstruelle et menstruelle, le foie, les glandes endocrines et le système nerveux. C’est une pratique essentiellement adaptative et taillée sur mesure en fonction des symptômes vécus. Par exemple, si une élève a des maux de têtes liés à ses règles, Marie-Daphné lui suggérera des postures spécifiques. Les ajustements nécessaires présentent un défi pour l’enseignement, mais « fournissent aussi des opportunités très enrichissantes d’apprendre à se prendre en charge en tant que femmes ».

Marie-Daphné Roy. Photo de Jean-François Brière

Une telle pratique associe des postures actives et restauratrices. C’est ainsi que Marie-Daphné Roy en est venue à développer une grande affinité avec le yoga restaurateur. Celui-ci sera privilégié en période de règles, explique-t-elle. Cependant, Marie-Daphné précise que Geeta Iyengar préconise le repos complet pendant toute la période de règles ; elle-même conseille de suspendre toute activité physique pendant les deux premiers jours : « il faudrait se reposer autant que possible, faire avec ses règles, lâcher prise à l’égard du désir de faire, de se transformer et d’améliorer sa pratique. On peut faire une ou deux postures d’apaisement pour marquer le moment et pour instiller des traces de bienveillance dans tout le corps et l’esprit». Dans les jours qui suivent, Marie-Daphné invite à favoriser les postures passives et réceptrices et « à pratiquer consciemment et en intégration du fait que nous sommes des femmes et que nous avons nos règles, et non pas en négation de cela ». Si l’on se sent en forme après les deux premiers jours de règles, le yoga fluide et actif n’est pas contrindiqué, mais n’est pas vraiment bénéfique non plus, en raison de la fatigue et de l’équilibre qui est moins solide, souligne Marie-Daphné. Finalement, le choix de suspendre ou non sa pratique de yoga actif et fluide pendant ses règles revient à chacune, à condition d’être à l’écoute de soi et d’éviter certains postures.

En période menstruelle, la posture du héros allongé (ou plutôt de l’héroïne allongée!). Photo de Jean-François Brière.

Quant à la période prémenstruelle, elle fait appel à des postures restauratrices et des enchaînements fluides. Les ouvertures des hanches favorisent la décongestion du bassin et la circulation du vayu* du bas du corps (dénommé apana) qui gouverne le flux menstruel. Les extensions arrière de la colonne vertébrale présentent l’avantage de stimuler le foie et d’aider à métaboliser les hormones et les toxines. Ces postures détoxifiantes contribuent à diminuer les maux de tête, les étourdissements et les nausées. Seulement, il ne faut pas en abuser en cas de migraines.

« En période d’ovulation, il est important de travailler en force et de prendre contact avec cette partie de nous qui est volontaire, courageuse et puissante ». Photo de Jean-François Brière.

En période d’ovulation, on peut tout se permettre, si on est en accord avec son corps et ses capacités. C’est le moment où les articulations sont les plus stables et où on est au mieux de sa force, en raison des hormones présentes. Les inversions sont alors bénéfiques, car elles régulent les systèmes hormonal et endocrinien ainsi que la thyroïde. Les salutations au soleil, les postures d’équilibre et les flexions arrière sont également recommandées : « en période d’ovulation, il est important de travailler en force et de prendre contact avec cette partie de nous qui est volontaire, courageuse et puissante » signale Marie-Daphné.

La posture de la demi-lune, très appropriée à la période d’ovulation. Photo de Jean-François Brière

Les postures de yoga à éviter pendant les règles

Les inversions sont à proscrire en période menstruelle parce qu’elles inversent le flux sanguin. En outre, les bactéries du vagin ne sont pas les mêmes que celles de l’utérus et il est préférable de ne pas contrarier leur équilibre. Selon la tradition ayurvédique, le vayu* apana contrôlant l’élimination descendante est très actif pendant les règles. Il convient de ne pas le perturber.

En période de règles, il faut éviter les inversions. Photo de Jean-François Brière.

Il y a inversion lorsque les jambes sont situées au-dessus du bassin, lui-même dominant le cœur, qui surplombe à son tour la tête. Par exemple, les équilibres sur les mains sont une inversion, à l’instar de la posture des jambes le long du mur avec le haut du sacrum surélevé par un traversin (Viparita Karani). Quant aux demi-inversions, comme les postures du chien tête en bas (Adho Mukha Svanasana), du pont (Setu Bandhasana) et de la roue (Urdhva Dhanurasana), et quant aux torsions modérées qui apaisent les lombaires, elles ne posent pas de problèmes pour Marie-Daphné. Par contre, les torsions profondes qui entraînent une congestion de l’utérus (par exemple la demi-posture du Puissant Poisson ou Ardha Matsyendrasana) sont contrindiquées : « quand on est menstruée, il faut pratiquer avec plus de douceur et de simplicité, et surtout ne pas travailler les postures au maximum de ses capacités et ce, sans se sentir aliéné ou marginalisé par rapport au reste des élèves.  C’est la même chose si on est blessé d’ailleurs. Ajuster sa pratique ne fait pas de soi un moins bon yogi. Il faut reconnaître où l’on se trouve et ne pas avoir une idée désincarnée de ce que devrait être la pratique. Cette transition peut être difficile pour l’élève, elle peut même constituer une révolution dans sa manière de voir et de pratiquer le yoga».

Entraînant la rétention d’air et la montée de chaleur, les pratiques actives de respiration, comme la respiration du feu (Kapalabhati) sont également non recommandées pendant les règles et les périodes de pré-ménopause et de ménopause. On leur préférera la respiration du son de l’océan (Ujjayi) qui apaise et la respiration des marées dans l’alternance (Nadi shodana) qui aide à diminuer les bouffées de chaleur caractéristiques de la ménopause et qui calme le système nerveux. Marie-Daphné Roy fait parfois appel à ces respirations dans son approche du yoga au féminin, toujours avec beaucoup de douceur.

Un atelier estival de yoga au féminin

Photo de Yoga Salamandre.

Du 9 au 12 août prochains, Marie-Daphné Roy donnera un atelier de yoga au féminin, destiné plus spécifiquement cette fois-ci aux femmes qui ont des cycles mensuels. L’objectif sera d’apprendre à prendre soin de son système hormonal et ses organes reproducteurs à travers sa pratique. Intitulé « Farniente pour femmes », cet atelier comprend six cours de yoga en tout et de nombreuses plages de « temps pour soi, pour se reposer, pour faire la sieste, pour flâner, pour se baigner dans la rivière, pour lire les livres qu’on n’a jamais le temps de lire, pour échanger, bref pour prendre soin de nous » se réjouit Marie-Daphné.

Vicky fait la posture du héros allongé (Supta virasana) à Yoga Salamandre. Photo de Nayla Naoufal.

Yoga Salamandre, une oasis de sérénité

Photo de Yoga Salamandre.

L’atelier Farniente pour femmes aura lieu à Yoga Salamandre en Estrie, où j’ai eu l’occasion de faire un séjour pour un atelier de yoga et de biodanse, avec Marie-Daphné Roy et Marie-Ève Collette. C’est un site enchanteur, une sorte de pays des merveilles, avec une nature luxuriante, un jardin potager et une rivière. Il y a une salle de yoga à l’intérieur et une plateforme où on peut pratiquer en plein air à proximité de l’eau vive. Faire des salutations au soleil et des ouvertures de cœur sous les arbres au petit matin est une expérience que je recommande.

Photo de Yoga Salamandre.

Yoga Salamandre puise ses racines dans une idée de Delphine Piperni, qui suggéra il y a une quinzaine d’années de réunir plusieurs personnes, entre autres Martin Dubois, pour des fins de semaines de yoga entre amis. À la demande d’autres personnes, ils organisèrent progressivement des retraites de manière plus formelle, jusqu’à aboutir à la création de Yoga Salamandre. Martin Dubois, qui voyageait beaucoup en Inde et au Népal pour guider des groupes de voyageurs et faire des retraites de méditation, décida de rester au Québec pendant l’été 2007 pour monter le projet pilote avec Atnaë Lussier. Mis en place initialement dans la région de Québec à Sainte-Brigitte-de-Laval, Yoga Salamandre s’est enraciné depuis un an à Knowlton près du Lac Brôme en Estrie.

Martin Dubois. Photo de Véronique Bibor

Aujourd’hui, Martin Dubois est l’unique propriétaire et coordonnateur. Dégageant beaucoup d’énergie et de charisme, s’étant donné comme vocation d’accueillir et de regrouper les gens, Martin avait le désir de « créer un lieu de convergence, de découverte, d’exploration et de partage autour du yoga, où les personnes peuvent vivre des transformations, qui offre une alimentation vivante, ayurvédique et végétarienne ». Le symbole de la salamandre a été choisi car il fait référence à la capacité de renaître et de se régénérer, d’autant plus que lors de la première fin de semaine à Sainte-Brigitte-de-Laval, le propriétaire avait soulevé une roche et découvert un fossile de salamandre. Rappelant que yoga signifie union, Martin souligne que la pratique est « une philosophie de vie qui se métisse très bien avec d’autres sphères de l’existence ». Professeur de yoga depuis quelques années, Martin invite de nombreux intervenants et propose des fins de semaine de yoga couplé à un atelier : journal créatif, collage, herboristerie, biodanza, communication non violente, etc. Il donne aussi des cours hebdomadaires aux habitants de la région et contribue à des projets d’aide à l’enfance en Inde et au Népal, notamment grâce aux recettes de la « Boutique socio-humanitaire » de Yoga Salamandre (produits d’artisanat locaux et internationaux). Enfin, Martin organise des voyages en Inde.

Yoga Salamandre. Photo de Nayla Naoufal.

Yoga Salamandre se veut résolument vert, local, biologique et communautaire. Tout le monde, participants et professeurs inclus, met la main à la pâte pour ranger, arroser le jardin et préparer des repas savoureux et sains, dont une partie des matières premières vient du jardin, le reste provenant des fermes voisines biologiques. On est invité à économiser l’eau, à faire si possible sa toilette à l’indienne, à se baigner dans la rivière sans y faire tomber du savon biodégradable, à ne pas gaspiller la nourriture et à composter. Chacun amène un livre à mettre en commun dans la bibliothèque collective. Au début du séjour, on met sa montre de côté et on vit au rythme du gong, sonné par le coordonnateur et par les participants à tour de rôle. Téléphones et ordinateurs portables sont interdits de séjour. Le dernier jour, tout le monde partage un « touski », autrement dit tout ce qui reste. Plusieurs formules existent selon vos envies et votre budget : camping à la belle étoile, dortoirs, chambres doubles et chambres privées. Pour les petites bourses, des possibilités de réduction contre une plus grande participation à l’organisation existent.

La rivìère. Photo de Yoga Salamandre.

Tout en laissant une grande liberté aux participants, Yoga Salamandre ne manque pas de règles de vie en communauté, comme celle du silence de 10h du soir à 10h du matin. On se lève à 7h pour faire un premier cours de yoga puis on prend le premier repas collectif sans parler. J’appréhendais ce silence, mais il s’est avéré être bienveillant et tendre, empli de regards, de sourires et de signes, bruissant de communication, un peu comme le silence de la nature environnante.

Farniente pour femmes, un atelier de yoga des cycles féminins donné par Marie-Daphé Roy à Yoga Salamandre, du 9 au 12 août 2012

À la rentrée, cours de yoga pour femmes et de yoga prénatal  par Marie-Daphé Roy à la Source en soi à Montréal.

*Selon la médecine ayurvédique, les cinq vayus correspondent aux composantes de la force énergétique (prana).

Posture de la roue, intéressante en période prémenstruelle, en particulier de manière supportée. Photo de Jean-François Brière.