Danse, yoga, mouvement : Quoi faire cette fin de semaine à Montréal?

On a l’embarras du choix, entre le rdv casseroles citoyennes de 8h du soir (j’habite Villeray et ca vaut tous les festivals!) Francofolies, Fringe Montréal, Suoni per il popolo, et bien d’autres festivals…

Voici quelques suggestions-coups de coeur :

Note : cette rubrique, que je reprends en raison de sa popularité, n’est pas le montréaloscope, elle ne se veut pas exhaustive. Si vous voulez me suggérer des activités danse et yoga pour le quoifairecettefds hebdo, si possible pour budget modéré ou riquiqui, je vous invite à m’écrire à dancefromthemat@gmail.com, merci!

– Écouter cet enregistrement (ci-dessus) intitulé Mouvement de mobilisation des étudiants en musique dans les rues de Montréal, édité et présenté par le collectif Howl!Arts en support du mouvement social.

– Pratiquer le yoga, discuter, rencontrer : Le premier festival de yoga à Montréal du 8 au 10 juin. Cérémonie de kirtan (ces chants de l’Inde et du Bangladesh accompagnés de tambourin et d’harmonium) et toute une flopée d’ateliers, de table-rondes, de discussions… Si vous aimez le yoga et souhaitez découvrir de nouvelles pratiques et visions et rencontrer des personnes engagées et colorées, ne ratez pas cet événement! Si vous voulez essayer, c’est le parfait cadre pour le faire, avec un atelier pour débutants absolus. Ateliers à la carte à 20$, possibilités de volontariat.

– Voir de la danse : Jeudi soir et vendredi soir, le spectacle Goodbye de la chorégraphe Mélanie Demers, qui promet d’être merveilleux! Agora de la danse, FTA. Dépêchez-vous de prendre vos places, ça part vite…

– Savourer : Le spectacle Chorégraphie à déguster, 7 juin 20H et 8 juin 16H30 et 22H dans le cadre du 30ème de Danse-Cité au MAI, par les chorégraphes Marie Béland, Alain Francoeur, Frédérick Gravel et Catherine Tardif. Une performance avec scénographie mobile et installation vidéo.

– Jouer : Le Danse-O-Maton! Toujours dans le cadre du 30ème de Danse-Cité à Mai. Il s’agit d’une cabine de diffusion. Vous et 42 danseurs dans une cabine. J’adore l’idée et je meurs d’envie de l’expérimenter, jusqu’au 8 juin à 20h au MAI.

– Jouer bis : Danse avec moi, installation. Vous pouvez jouer aux marionnettes sur la bande-son de votre choix jusqu’au 9 juin, Place des Arts, FTA.

– Danser, voir, écouter : Performance d’un de mes groupes libanais préférés, Praed, est de passage pour le Suoni per il Popolo. De l’expérimental allié à de l’oriental et des tranches sonores japonaises, ça déménage… Lundi 11 juin, ave Radwan Ghazi Moumneh, Marie-Douce St-Jacques et Karl Lemieux. Casa del Popolo. Plus d’infos ici.

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Danse avec moi – ou comment j’ai testé pour vous les installations et clips interactifs

Dimanche au Phonopolis, on a écouté des DJ raconter des histoires : le collectif PME-ART a présenté sa performance « le DJ qui donnait trop d’information » dans le cadre de l’OFFTA (snif, c’est fini) et a mixé pendant la party vinyles du FTA (il reste quelques jours).

Maintenant, à votre tour d’être à la fois DJ et VJ. Danse avec moi, une installation de Gregory Chatonsky à la Place des Arts, vous permet de décider de la bande-son qui vous plaît, tirant les ficelles de danseuses à l’écran.

Gregory Chatonsky a utilisé 157 vidéos trouvées sur Youtube d’adolescentes qui se sont filmées en train de danser dans leur chambre. Vous arrivez devant l’écran, vous plogguez votre i-pod ou vous utilisez celui qui est mis à disposition par l’équipe du FTA. Et vous choisissez l’artiste que vous voulez écouter : Aphex Twin? Joy Division? Crystal Castles? En fonction de votre choix, les mouvements des danseuses à l’écran changent de cadence. Le cadre et les mouvements sont toujours les mêmes, mais la cadence s’accélère ou ralentit, devient saccadée ou fluide. Au début, j’étais un peu déçue car je m’attendais à jouer la VJ en utilisant mes propres mouvements, via la détection de mouvement (motion detection). Mais en fait, cela passe par la musique, ce qui est assez logique finalement. Au final, c’est ludique, grisant et addictif. J’aurais pu y passer des heures si mon amie Julie n’était pas venue me chercher pour voir Cesena. Un petit regret : Lorsque je changeais de bande sonore, la vidéo changeait, ce qui fait que je n’ai pas pu voir la même vidéo sur plusieurs bandes-son.

L’installation a suscité des réactions diversifiées selon l’âge du public, les adolescents y passant par des heures, probablement parce que ce type de technologies et d’interactions leur sont familières et qu’ils s’identifient aux personnages sur l’écran. L’installation aurait-elle entraîné d’autres réactions si les personnages n’étaient pas des adolescentes sautillant et se dandinant dans leur chambre? Cela pourrait être des extraits de pièce de danse contemporaine, ou des personnes de tous âges, effectuant des mouvements de la vie quotidienne, dansant dans une fête, à une pratique de tango ou de salsa, faisaint du taichi dans un parc, etc. Le public aurait pu se sentir plus interpellé et vouloir jouer au DJ-VJ davantage.

La présentation de l’installation dans le programme dit qu’il s’agit d’explorer  » le rapport aux nouvelles technologies et le désir d’interférer dans le cyberespace ». On voit émerger de plus en plus d’installations et de vidéos interactives, qui font appel à la participation du public. On a déjà vu dans ce blogue que les spectacles de danse deviennent plus participatifs, et prennent des formes plus novatrices, en sortant des théâtres et en imposant des contraintes de temps ou de lieu (Short & Sweet, Piss in the Pool), en faisant intervenir les spectacteurs comme évaluateurs (comme dans les matchs d’impro les Imprudanses).

Désormais, on peut jouer avec les vidéos et les gens qui dansent dans les vidéos. Un bon exemple est la très belle vidéo d’Arcade Fire pour le morceau the Sprawls 2 (Mountains Beyond Mountains), de l’album The Suburbs (version non-interactive ici) réalisée par Vincent Morisset, où des zombies dansent dans une banlieue. Il existe une version interactive de ce clip, où vous pouvez influencer les mouvements des « zombies » (les personnes dansant les zombies sont parmi les meilleurs danseurs contemporains de Montréal, soit dit en passant) en cliquant sur eux (version click), ou en faisant des mouvements de main via webcam en modifiant leur vitesse grâce à la détection de mouvement (version dance). Mes impressions : c’est rigolo, la version click marche mieux pour moi que la version dance, je n’arrive pas à bien voir quel changement j’imprime sur les danseurs à l’écran, ce n’est pas assez précis à mon goût, ou peut-être s’agit-il d’une déformation de personne qui danse..

Vincent Morisset, collaborateur de longue date du  groupe montréalais, avait également réalisé en Flash le clip interactif de Neon Bible, très simple et efficace : sur fonds noir, vous pouvez manipuler les mains de Win Butler, découvrant au passage des cartes, des pommes, des bougies… Arcade Fire a également fait réaliser par Chris Milk une cybervidéo interactive en collaboration avec Google, pour le morceau « We used to wait » de l’album The Suburb : un homme à capuche court dans des rues désertes  et vous pouvez courir à la place de cet homme et avoir une expérience de ce qu’il voit propre à vous, grâce à une potion magique combinant Google Maps, Google Street View and plein de trucs très complexes HTML (je n’y comprends rien, c’est magique quoi).

À quand la prochaine vidéo ou installation où on pourra imprimer sa propre chorégraphie à travers les mouvements de son corps sur les danseurs à l’écran? Et Arcade Fire, à bon entendeur salut!

Installation Danse avec moi. Place des Arts, Salle d’exposition de l’espace culturel Georges-Émile-Lapalme, entrée libre, ouvert jusqu’à 20 heures. Jusqu’au 9 juin (la date en ligne du 7 juin est fausse).

Danse et yoga à Montréal : Quoi faire cette fin de semaine avec un petit budget?

Montréal n’a jamais été aussi effervescente, entre révolte des carrés et des casseroles et festivals. Pour les afficionados de la danse et de la performance, la ville est foisonnante de possibilités en ce moment. On a véritablement l’embarras du choix. Seulement, pas tout le monde a les moyens d’aller voir En Atendant ou Cesena d’Anne Teresa de Keersmaeker, entre autres spectacles alléchants.

Quelques suggestions de Dance from the Mat pour petits budgets amoureux de la danse, de la performance et du yoga :

– Aller écouter Rosas danst Rosas, un film de Thierry de Mey sur la création éponyme d’Anne Teresa de Keersmaeker. Demain vendredi 1er juin à la Cinémathèque québécoise. Un des plus beaux films de danse qui soient. Et pour la modique somme de 8 $, 7$ pour étudiants et aînés.

– S’en mettre plein les mirettes avec deux expositions dans le cadre du FTA,  Danse avec moi et Le corps en question(s). Entrée libre. La première à Place des arts, Salle d’exposition de l’espace culturel Georges-Émile-Lapalme. La deuxième à la Galerie de l’UQAM, du mardi au samedi, 12-18h.

– Dans le cadre du OFFTA, le Festival d’arts vivants off du FTA, savourer deux spectacles  vendredi et samedi soirs à l’Agora de la danse :  À 18H, Perhaps in a hundred years, par la compagnie de théâtre torontois Small Wooden Shoe, dont Ame Henderson, chorégraphe dont j’adore le travail.  12$ régulier / 10$ étudiants. Et un double programme par des chorégraphes montréalais, à 18h30, The wishing floor de Jana Jevtovic et Je suis un autre, de Catherine Gaudet. 20$ régulier / 12$ étudiants / 15$ prix de la relève (40 ans et moins).  Mieux vaut réserver.

– Profiter de l’hospitalité de PME-Art  : The DJ who gave too much information, au Phonopolis, 15h, dimanche, entrée libre.

– Et si vous êtes plutôt cinéma, au Goethe Institute de Montréal, vous dépayser les oreilles avec le film allemand « Qui le fera, sinon nous », puis s’informer et débattre à l’occasion d’une table ronde sur la désobéissance civile, en connexion avec le sujet du film et les événements actuels au Québec,  grève sociale et adoption de la loi 78. 7$, étudiants : 6$,

-Saluer le soleil dans le parc! Naada Yoga, gratuit. 12:30 – 1:30pm Parc Outremount St. Viateur & Bloomfield.