Vidéo de la semaine : Ordos, paradis rêvé des skateurs

Réalisateur : Charles Lanceplaine

Skaters: Jay Meador, Gustav Nymans, Tommy Zhao, Alexander Hwang, James Capps, Elliott Zelinskas et Brian Dolle

Ordos est une ville en Mongolie Intérieure en Chine. La vieille Ordos, très riche en charbon, en minerais et en cachemire, est à l’origine de la nouvelle ville, construite en 2004 pour abriter les autorités locales et désengorger le centre. Mais, trop chère, « New Ordos » reste désespérément vide : conçue pour un million d’habitants, elle n’en compte que 30 000 pour l’instant. Ce no man’s land, sorte de Dubaï asiatique, étonne par son architecture : immeubles futuristes, théâtre adoptant la forme d’un couvre-chef mongol, musée imitant un bloc de charbon, statues de cavaliers qui veillent sur la ville-fantôme, etc. Ordos est très écologique : milliers d’arbres plantés en pleine steppe, panneaux solaires, deux lignes de bus électriques et gratuites… Et vidéosurveille étroitement chacun de ses 30 000 habitants.

Des skaters ont investi cette drôle de ville et le réalisateur Charles Lanceplaine a immortalisé leur expédition.

Ordos devrait être transformée en ville de résidence artistique et être le lieu d’une création interdisciplinaire in situ géante, avec danseurs, musiciens, skaters, vidéastes…

 

 

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Vidéo de la semaine : Rooftop Back Bend in Beirut

Musique : 3 morceaux en forme de poire de Satie – Photographe : N.

Carole Ammoun s’adonne à une flexion arrière sur le toit d’un immeuble à Beyrouth. Actrice et auteure, Carole affectionne particulièrement le yoga et organise des ateliers d’éducation somatique pour tous, faisant appel au théâtre, au yoga, au shiatsu et à la danse. Ces ateliers sont joliment appelés « un grain de sable dans la routine ».

Bien que nous partagions le même passeport, j’ai rencontré Carole à Montréal au Festival Jamais Lu à Montréal, lors de la mise en scène de sa nouvelle « Tu finiras vieille fille » en 2008. Son texte Correspondances (Rester ou Partir?), co-écrit avec avec Evelyne de la Chenelière et Olivier Coyette, a été également adapté par la compagnie Les Porteuses d’Aromates et joué au théâtre Aux Écuries à Montréal, en mai 2008 et octobre 2009.

Vidéo de la semaine : Reines d’un jour de Pascal Magnin

Un de mes films de danse préférés. La danse contemporaine en nature, ou comment tournoyer sur des collines, s’approprier avec les courbes de son corps et la plante de ses pieds les vallons, l’herbe touffue et la montagne.

Anne, une de mes profs favorites, me l’avait fait connaître à Beyrouth. Pour une analyse très intéressante de ce film, lire ce texte du blogue Regards Hybrides sur la vidéo-danse : ici.

Note : J’ai commencé un nouvel emploi, il y aura moins de posts cette semaine. Restez à l’affût pour une entrevue avec France Geoffroy sur la danse intégrée et un retour sur l’ouverture de la saison de danse à l’Agora la semaine prochaine!

Vidéo de la semaine : Fjögur píanó de Sigur Rós

La vidéo est d’Alma Har’el, avec l’acteur Shia LaBeouf.

Cette vidéo fait partie du projet « the valtari mystery film experiment » : Sigur Rós a donné carte blanche à une douzaine de réalisateurs pour transposer en clips les morceaux de leur dernier album Valtari. Chaque réalisateur a obtenu le même petit budget. Le groupe islandais met joyeusement à sac le processus sacro-saint d’approbation artistique qui est habituellement en vigueur : « Nous n’avons jamais voulu que notre musique soit livrée avec une réaction émotionnelle pré-programmée. Nous ne voulons dire à personne comment ressentir notre musique et quoi en retirer. Avec les films, nous n’avons littéralement aucune idée de ce que les réalisateurs vont produire. Aucun d’entre eux ne sait ce que les autres font et cela pourrait être donner quelque chose d’intéressant, en tous cas nous l’espérons ».

Vidéo de la semaine : Mireille St-Pierre, une illustratrice qui a le vent en poupe

Une vidéo de Curious Montréal sur l’illustratrice Mireille St-Pierre.

Mireille court. Mireille boxe. Mireille fait du yoga. Mais surtout, Mireille dessine. La jeune illustratrice montréalaise est captivée par le corps humain et par les histoires que celui-ci raconte. Affectionnant les modèles vivants, elle aime par-dessus tout dessiner les mains, les pieds et les clavicules. Sa pratique du yoga, de la course à pied et de la boxe lui a permis de comprendre, jusque dans ses propres muscles et ligaments, l’alignement et le fonctionnement du corps humain.

Le blogue de Mireille : http://mireillestpierre.tumblr.com/

Vidéo de la semaine : The cost of living

Extrait du film the Cost of living, chorégraphié par Llyod Newson, le fondateur du DV8 Physical Theatre (deviATE, soit dévier en français). Visant la remise en question de nos conceptions et préjugés de ce que la danse devrait être et des sujets qu’elle devrait aborder, ce collectif fait notamment appel à des danseurs à mobilité réduité.

The cost of living (1986) est le « premier film chorégraphié » selon  Mouvement, qui le situe entre le réalisme social à la Ken Loach et la danse contemporaine.

Vidéo de la semaine : Water, extrait de Counter Phrases

Le travail de la chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker a toujours été étroitement lié à la musique, entre autres celle de Steve Reich et Béla Bartók, transcrite comme un mouvement se répétant à l’infini.

Cet extrait de Water fait partie de Counter Phrases (2002) : il s’agit de dix court-métrages réalisés par le cinéaste et compositeur Thierry de Mey à partir d’une chorégraphie d’Anne Teresa de Keersmaeker (April Me), dansée par sa compagnie Rosas dans plusieurs cadres naturels et projetée sur trois écrans situés au-dessus de l’orchestre accompagnateur. Dans chacun des dix court-métrages, un compositeur a créé la musique à partir d’un même nombre de phrases dansées située dans un environnement spécifique. Cette démarche, où le compositeur s’inspire de la pièce chorégraphique in situ, est en rupture avec le processus de création qu’on retrouve habituellement : le chorégraphe travaille sur une musique prééexistante ou commandée à un compositeur.

Dans Water, c’est Thierry de Mey qui est à l’origine de la musique. Spécialisé dans la production musicale pour le cinéma et la danse, celui-ci collabore avec Anne Teresa de Keersmaeker dans la construction de « stratégies formelles » depuis la transposition cinématographique de Rosas danst Rosas en 1983.

En particulier, le film Water est évocateur de la danse des sens du faune de Vaslav Nijinski.

« J’ai toujours entretenu un lien étroit avec la nature, cela est peut-être dû à mon âme malgré tout romantique. […] j’ai besoin de trajet et de mouvement. Marcher dans la montagne est une expérience incroyablement purificatrice. Cela apporte clarté et sérénité à l’esprit. Plus on monte et plus les formes deviennent simples : de grandes étendues, des configurations élémentaires, d’immenses cieux blancs ou gris, plus de multitude de formes, mais une forme de cristallisation ou de minéralisation et une densité si faible que c’en devient presque une abstraction. » Anne Teresa de Keersmaeker

« Le choix de parcs et jardins s’est imposé comme moyen terme entre lieu de nature et espace composé scénographiquement : là où l’écriture chorégraphique/filmique pouvait trouver un allié, un genius loci favorable à son déploiement. Le film en triptyque permet une hyperhorizontalité, une sorte de « polyphonie » visuelle où plusieurs voix, plusieurs points de vue peuvent se superposer simultanément. » Thierry de Mey

Vidéo de la semaine : Match Box Dances

Heart of Clubs, 1ère partie de Match Box Dances

Match Box Dances est un film de danse en quatre parties, tourné dans les rues, les ruelles et les interstices de DUMBO, un quartier de New York en mutation accélérée. Entre création et recherche, ce film se penche sur la gestuelle des personnes qui se déploie dans le chevauchement des sphères privée et publique.