Dance from the Mat a un an aujourd’hui

DSCF0102Tout a commencé avec un texte sur Sideways Rain de la compagnie Alias présenté par le FTA l’an dernier. Depuis, de l’eau a coulé sur les ponts, j’ai pris en filature Terpsichore, écrit bien d’autres textes, rejoint l’équipe du webzine culturel montréalais Ma mère était hipster, les funambules de la plume électronique et commencé à écrire pour Voir.

On me demande souvent comment quelqu’un se retrouve à écrire sur la danse, alors pour l’occasion je vous raconterai rapidement la petite histoire. Je danse en dilettante depuis très longtemps, avec un goût particulier pour la danse contemporaine. Et j’écris aussi depuis belle lurette, sur des sujets sociaux, environnementaux et culturels – mais pas sur la danse. Dans un moment de désœuvrement, j’ai commencé ce blogue avec l’idée initiale de parler de mes expériences personnelles en danse et en éducation somatique, idée dont j’ai dévié en cours de route. Autour de moi, à Montréal et dans mes deux autres villes d’attache, beaucoup de gens passionnés et généreux créent des pièces de danse, enseignent diverses techniques corporelles, prennent des photos magnifiques de personnes qui bougent, etc. De fil en aiguille, j’ai commencé à écrire sur eux, sur leurs idées, sur leurs visions du monde et du mouvement, sur leur projets ; à mettre en ligne des images de photographes ; à faire des entrevues avec des praticiens du yoga ou d’autres approches. L’Agora de la Danse m’a invité à un spectacle, puis je me suis enhardie jusqu’à contacter d’autres lieux de diffusion et demander à voir des créations pour pouvoir rédiger des critiques. Des rencontres et des expériences ont aussi joué un rôle décisif : une formation au Regroupement Québécois de la Danse « Cultiver son jardin chorégraphique » et les discussions avec Katya Montaignac qui a donné cette formation ; des échanges avec plusieurs personnes du milieu, journalistes et critiques de danse, en particulier Fabienne Cabado qui m’a prodigué de nombreux conseils ; l’aventure de Ma mère était hipster et la rencontre avec Myriam Daguzan Bernier, rédactrice en chef du webzine. Ce n’est pas un billet de remerciements, ce serait bien trop long, mais une pensée à toutes les personnes qui m’ont donné du temps et des entrevues alors que ce blogue était nouveau-né ; aux membres de ma famille et aux amis qui m’ont encouragée et, ou cogité avec moi qu’ils dansent, enseignent la danse, œuvrent en art, ou fassent tout à fait autre chose ; aux amies qui m’accompagnent dans les salles obscures et vivent de drôles d’expériences avec moi dans des pièces participatives ; à ma mère qui m’a donné le goût de lire, d’écrire et d’apprendre et qui est ma plus grande source d’inspiration et lectrice.

Ceux que je croiserai au OFFTA et FTA demain auront une part de gâteau. Et, tranquillisez-vous, je ne l’ai pas fait moi-même, il vient de chez Mlles Gateaux

Publicités

5 réflexions sur “Dance from the Mat a un an aujourd’hui

  1. J’apprécie de connaître ton histoire de blogueuse, Nayla. Très intéressants, ces hasards et ces rencontres de la vie. Les astres étaient bien alignés! Je m’intéresse aussi à l’éducation somatique. En fait, le « sujet » et la pratique m’intéresse, mais je ne suis pas dans le domaine, ni en danse. As-tu effectué le DESS en éducation somatique à l’UQAM? Sinon, quel est ton parcours? Connais-tu d’autres écoles qui offrent une formation semblable, même à l’extérieur du Québec? Toutes mes félicitations pour cette première année et tout le chemin parcouru!

    • Bonjour Marie-Josée!
      Merci beaucoup!
      Effectivement, l’UQAM a un DESS en éducation somatique qu’une amie a fait et dont elle dit beaucoup de bien (http://juliedrou.in/) et avec qui je prends des cours maintenant. Je ne suis pas au courant d’autres formations, mais je poserai la question, il me semble qu’il y a beaucoup de formations mais pas nécessairement intégrées comme celle-ci et abordables aussi (en France il y a des formations de feldenkrais ou danse-thérapie mais très chères je crois, ici aussi ces formations le sont je pense). penses-tu la faire? c’est une maîtrise qui a d’ailleurs certains cours communs avec la maîtrise de danse, dont j’ai aussi entendu du bien.
      Pour ma part, je n’ai pas de parcours professionnel ou universitaire dans ce domaine, mais ça m’a tjrs beaucoup intéressée, je danse et pratique diverses techniques corporelles dans mon temps à moi, au gré des rencontres et des possibilités, ma constante c’est surtout yoga et danse, et récemment pilates. Je suis venue à tout ca par intérêt personnel, et j’ai beaucoup vu de shows, fait d’ateliers et de lectures. J’ai fait beaucoup d’études dans un autre domaine alors je préfère faire des apprentissages dans celui-ci de cette manière, mais toutes les voies sont intéressantes. Je t’encourage en tous cas à te renseigner sur cette maîtrise!!
      Nayla

      • Merci pour tous ces détails, Nayla! Contente d’apprendre que le DESS est une bonne formation. La description du programme est depuis longtemps sur mon bureau (j’y jette un oeil de temps en temps), mais je ne pense pas m’y inscrire… maintenant! Les étudiants admis proviennent surtout de la danse, je crois, et je n’ai pas étudié en danse non plus. Par contre, je fais aussi du yoga (quoique pas suffisamment à mon goût) et j’aimerais allier l’éducation somatique à cette pratique. Ce sont surtout des réflexions, des rêves que j’ai en tête, parce que je suis en pleine réflexion pour un retour aux études, à l’UQAM justement. J’en profite pour regarder de ce côté-là, mais je sais déjà que ce ne serait pas pour maintenant. Si jamais tu entends parler d’autres formations en éducation somatique, je suis très intéressée à les connaître, si tu as un quelques minutes. Sinon, je vais aller voir ce que fait ton amie Julie. Encore merci!

  2. Merci noune pour ce bel article. Je sais que c’est beaucoup de travail ce blogue qui raconte si bien ce qui pousse les personnes à créer et à dépasser les innombrables limites que le quotidien n’a de cesse d’inventer tous les jours; mais la joie et parfois l’émerveillement qu’il génère, sois-en sûre, sont là, qui nourrisent l’imagination et rendent lfinalement a vie plus généreuse.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s