Plus de danse en 2013 ou les voeux dancefromthemat-iens

Pfemmeslus de danse. Plus de livres. Plus de conversations interminables et passionnantes. Plus de shows. Plus de blogues.  Plus de paix. Plus d’amour. Plus de praxis. Plus de fou-rires. Plus de yoga restaurateur. Plus d’éducation hors-les-murs. Plus de performances hors-les-théâtres. Plus d’embrassades dans le cou. Plus de musique. Plus de câlins à vous froisser les côtes. Plus d’esprit critique. Plus de sérénité. Plus de création. Plus de flying squirrel moves. Plus de casseroles qui font du bruit. Plus de « ma mère était hipster » et autres webzines. Plus de faire que de laissez-faire. Plus de marches à pied. Plus de papillons dans l’estomac. Plus d’anguilles sous roche. Plus de tours dans votre sac. Plus de cordes à votre arc. Plus de glögg. Plus de réflexion. Plus d’improvisation. Plus d’herbe sous les pieds nus. Plus de bons films. Plus de tendresse. Plus d’éducation somatique. Plus d’action socio-écologique. Plus de jardinage guerilla et collectif. Plus de robes rouges. Plus de créateurs locaux. Plus de diversité et tutti quanti. Plus de nature. Plus d’amitié. Plus d’écriture. Plus ___________  (tout ce que vous voudrez).

Moins ___________  (ce que vous voudrez).

Je n’ai pas le crédit photo, mea culpa. Écrivez-moi si vous l’avez.

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Stéphanie Fromentin : À la recherche du temps dansé

Stéphanie Fromentin. Création Dans (e) l'eau. Photo : Chrissy Cheung

Stéphanie Fromentin. Création Dans (e) l’eau. Photo : Chrissy Cheung

Un appartement clair et joyeux, une balançoire qui trône au milieu de la pièce, une grande photo encadrée de Margis Gillis, des confettis et des guirlandes, traces d’une fête-karaoké. Rencontre avec Stéphanie Fromentin, danseuse et chorégraphe, dans son antre. Lumineuse et d’une vitalité contagieuse, Stéphanie est aussi l’une des plumes et des voix du radio-blogue de danse Danscussions, autrement dit une danscucette. Elle présente cette semaine à Montréal Entre-temps, une recherche-création réalisée dans le cadre de sa maîtrise en danse à l’UQAM.

On peut partager un même événement, mais on n’en perçoit pas la durée de la même manière. Stéphanie Fromentin est partie de ces prémisses pour construire sa recherche-création. S’interrogeant sur l’expérience du temps aussi bien chez les interprètes d’une création chorégraphique que chez les spectateurs, elle a choisi de se pencher d’abord sur la perception du danseur. Comment celui-ci ressent-il le temps en dansant? Vaste et passionnante question. Pour l’appréhender, Stéphanie a fait appel à Emily Gualtieri et David Albert-Toth de la compagnie Parts+Labour_Danse, à qui elle a commandé des phrases dansées ainsi qu’un encadrement d’un travail d’improvisation basé sur des consignes spatiales de leur cru.

Stéphanie Fromentin. Photo : Parts+Labour_Danse.

Stéphanie Fromentin. Photo : Parts+Labour_Danse.

Pendant deux mois et plus d’une trentaine de répétitions, interprète et chorégraphes ont travaillé ensemble.  La démarche de Stéphanie est surtout expérientielle : « tout tourne autour des sensations, explique-t-elle. Mon but n’est pas d’interpréter les phrases chorégraphiques qui m’étaient présentées, mais de vivre des expériences différentes ». Pour rester dans le ressenti, la danseuse est allée jusqu’à éviter de visionner toute captation vidéo et image de son travail avec Parts+Labour_Danse. Stéphanie s’est aussi intéressée à la connexion entre le temps et l’espace, « ces jumeaux fraternels ». « La meilleure manière de visualiser le travail du temps est de marquer, de jalonner l’espace » ajoute-t-elle. En outre, la danseuse avait envie de se risquer à des pertes de contrôle et en a exprimé le souhait à Emily Gualtieri et David Albert-Toth, qui lui ont fait des propositions dans ce sens. Elle a ensuite joué avec la vitesse, l’ampleur et la qualité des mouvements, s’attardant notamment sur ses perceptions sensorielles.

Dans (e) l'eau. Création chorégraphie et dansée par Stéphanie Fromentin. Photo : Chrissy Cheung.

Dans (e) l’eau. Création chorégraphie et dansée par Stéphanie Fromentin. Photo : Chrissy Cheung.

Mais c’est quoi, au juste, une recherche-création? Pour Stéphanie, « il s’agit de passer par la création pour accéder à des concepts et à des expériences qui émergent de la danse ». La jeune femme est en dialogue avec sa recherche : « je suis en création, on crée sur moi, les choses naissent et grandissent. Ma recherche me répond, elle me lance de nouvelles pistes. C’est vivant. Pour moi, voilà ce qu’est une recherche-création. »

À l’affiche le 6 et 7 décembre à la Piscine-Théâtre de l’UQAM, Entre-temps est le résultat de cette expérimentation, pour autant qu’on puisse parler de résultat dans une démarche où le processus est primordial. Les spectateurs du 6 et du 7 décembre ne verront pas la même présentation, puisque chacune est différente. En effet, certains éléments sont établis d’avance et d’autres seront improvisés : « c’est comme si tu ouvrais une porte de répétition, précise Stéphanie. » Et lorsque je lui demande s’il s’agit d’un chantier en cours, elle me répond : « c’est moi, le chantier en cours! ».

Ceci n’est donc pas un show. Ce sera une création instantanée sous nos yeux, pendant laquelle le souffle de la danseuse sera amplifié par un microphone. Et qu’elle devra ensuite défendre lors d’une discussion avec son jury, présent dans la salle. Le public pourra participer au débat et la danseuse s’en réjouit d’avance, particulièrement intéressée par les impressions de celui-ci, notamment en ce qui concerne la perception du temps.

Stéphanie Fromentin. Photo : CND.

Stéphanie Fromentin. Photo : CND.

Après la maîtrise, Stéphanie Fromentin souhaite continuer à danser, à créer des pièces et à écrire sur la danse contemporaine, tout en enseignant cette pratique, ne souhaitant pas se cantonner à une seule activité : « je ne suis heureuse que lorsque je suis multiple, que lorsque je suis emplie de diverses manières de voir la danse et la vie. » Pour Stéphanie, tout est création : «un processus de création, c’est nourrissant et ça donne le tournis. Jeudi et vendredi, ce sera comme si je montais sur des montagnes russes, j’ai acheté le ticket à la fête foraine, je sais dans quoi je m’embarque mais je ne sais pas comment je vais prendre les virages et les chutes, les sensations sont différentes à chaque fois».

Entre-temps, une recherche-création sur la perception du temps chez le danseur,  Piscine-théâtre du département de danse de l’UQAM, 840 rue Cherrier, 6 et 7 décembre, 19h, entrée libre.

(me) lire ailleurs et lire les autres pelleteurs de danse

VintagePhotoEn-dehors de ce blogue, je contribue depuis quelques semaines au webzine Ma mère était hipster, qui couvre l’actualité culturelle de Montréal (cinéma, théâtre, musique, littérature, bande dessinée, arts visuels, il y en a pour tous les goûts, les intérêts et les bourses, avec une section petits budgets et paniers percés). Vous pouvez donc aussi me lire là-bas dans la section danse, à laquelle contribue également Dominique Charron.

J’en profite pour vous donner quelques ressources en danse à Montréal que je suis régulièrement (liste non exhaustive ) : Voir (avec notamment la journaliste Fabienne Cabado), Danscussions (qui a sa section radio depuis quelques temps), Local Gestures, le postcast de Dirty Feet, Dfdanse et les articles de Catherine Lalonde et Frédérique Doyon dans le Devoir. Et pour ceux que toutes ces questions passionnent, la Tribune 840 organise une table-ronde intitulée « La critique en danse tapine-t-elle » ce jeudi 6 décembre.

Les lunch-danse du Parcours danse 2012

Human Playground de Milan Gervais avec Andrew Turner. Photo : Sandra Lynn Bélanger

Human Playground de Milan Gervais avec Andrew Turner. Photo : Sandra Lynn Bélanger

La 13ème édition du Parcours Danse, c’est la semaine prochaine, du 4 au 6 décembre. C’est un événement organisé par la Danse sur les Routes pour diffuseurs et professionnels de la danse, avec entre autres un volet chorégraphes de la relève et un volet vidéodanse. Pour nous autres, non-danseurs ou danseurs dilettantes, il y a un spectacle à la Maison de la culture Ahuntsic demain mardi 4 décembre à 20, avec au programme les compagnies 605 Collective, Mayday et Sinha Danse.  Il y aura aussi Place des Arts trois spectacles gratuits en plein-air, joliment dénommés Danse sur la Place Publique :- Auto-Fiction de Milan Gervais, Human PlayGround 11h45 , 4 décembre, PDA, 11h45

– Ou est Blanche Neige? Manon fait de la danse 17h, 4 décembre, PDA

– Alors, dansez maintenant! Code Universel, 11h45, 5 décembre, PDA

Vous prendrez bien un peu de danse avec votre diner? En attendant que le Lunch Beat débarque à Montréal?

En Suède, on danse pendant la pause du diner, dans des garages, des musées et autres lieux. N’importe qui peut en organiser en respectant le manifeste du lunchbeat.org : tout le monde doit danser, c’est gratuit, ça dure une heure les jours de semaine à midi et le repas est fourni!