La cinédanse investit Montréal!

Aux limites de la scène de Guillaume Paquin. Photo : Ina Lopez.

Comme moi, vous avez toujours envié à Amsterdam  et à Paris leurs Cinédans et Vidéodanse respectifs? Entre le cinéma et la danse, votre cœur balance? Pour une fois, vous n’aurez pas à choisir. Le 20 septembre, le Festival Cinédanse Montréal, dirigé par Sylvain Bleau, s’ouvrira à Montréal. Plus de 35 films de 15 pays, des pépites incontournables, de tous nouveaux films, une conférence… Je trépigne de joie.

Il est très difficile de trouver des films de danse à Montréal, tant dans les magasins de location que dans les festivals. À l’exception de Pina, bien entendu, qui a fait le tour de monde et qui le mérite bien (si vous ne l’avez pas vu encore, courez le louer). Mes précieux films, je les ai tous trouvé dans un musée à l’étranger, et encore, pendant la tenue de l’exposition Danser sa vie. En temps normal, le rayon est maigre.

THE CO(te)LETTE FILM de Mike Figgis. Photo : Oliver Schofield.

Justement, le festival Cinédanse Montréal veut faire connaître la danse à l’écran. Et quoi de mieux qu’un grand écran pour cela? Les dirigeants du festival lancent un message aux institutions gouvernementales et au milieu privé afin que deviennent plus accessibles les films d’art et les documentaires, qui sont très appréciés par le public.

Coups de cœur de Dance from the Mat 

  • En ouverture, THE CO(te)LETTE FILM du réalisateur britannique Mike Figgis (Leaving Las Vegas, Timecode), portant sur l’œuvre féministe de la chorégraphe belge Ann van den Broek. Je ne l’ai pas vu encore mais il semble valoir le détour. Le LA Times l’a qualifié de «  genre de film postmoderne alliant Showgirls à Fight Club avec une ambiance de marathon de danse ».
  • Rêves de Babel sur Sidi Larbi Cherkaoui de Don Kent, 21 septembre, 17H.
  • Amélia de Edouard Lock, 21 septembre, 19H.
  • Aux limites de la scène de Guillaume Paquin, l’inratable documentaire sur les chorégraphes de la relève québécoise, Virginie Brunelle, Dave St-Pierre et Frédérick Gravel.
  • Life in movement sur la chorégraphe Tanja Liedtke de Bryan Masson et Sophie Hyde. Disparue trop tôt, juste après avoir pris de la tête de la Sydney Dance Company, Tanja Liedtke était vue comme la « jeune Pina Bausch ». Collage d’entrevues intimes et de vidéos filmées par Tanja, ce documentaire promet d’être passionnant. 22 septembre, 16h30.
  • Un hommage à Pina Bausch, « Un dimanche après-midi avec Pina » : Un café avec Pina de Lee Yanor (un texte sur ce film ici) et les Rêves Dansants, de Anne Linsel et Rainer Hoffman. Il s’agit de mon film  préféré sur Pina. Absolument merveilleux et inclassable dans un genre, il raconte comment la pièce Kontakthof fut remontée avec des adolescents. Jo Ann Endicott, l’une des répétitrices dans le film et collaboratrice de longue date de Pina Bausch, présentera le film. Le Festival a bien fait les choses, il y aura une session en français et une autre en anglais. Dimanche le 23 septembre, à 12 h à l’Impérial en français, et 14 h 30 au Cinéma du Parc en anglais.
  • Une conférence : Pourquoi la danse à l’écran ? Quoi faire ou ne pas faire ? Donnée par Kelly Hargraves, la cofondatrice du Dance Camera West de Los Angeles. Gratuit et ouvert à tous et toutes.

20-23 Septembre, Cinédanse Montréal. http://www.cinedanse-mtl.com/

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