Photos de la semaine : Mouvement vintage de Francesca Woodman

Photo de Francesca Woodman. Sans titre (série des Anges), Rome, 1977
Impression sur épreuves à la gélatine argentique 7.6 x 7.6 cm
© 2012 George and Betty Woodman

Photo de Francesca Woodman. House #4, Providence, Rhode Island, 1976
Impression sur épreuve à la gélatine argentique 14.6 x 14.6 cm
© 2012 George and Betty Woodman

Photo de Francesca Woodman. Space2, Providence, Rhode Island, 1976
Impression sur épreuve à la gélatine argentique, 13.7 x 13.3 cm
© 2012 George and Betty Woodman

Avec l’aimable autorisation du Musée Guggenheim

Francesca Woodman était une photographe américaine (1958-1981). Le Musée Guggenheim à New York lui a consacré ce printemps une grande rétrospective, plus de trente ans après son suicide à l’âge de 21 ans. L’exposition est organisée par le Musée d’Art moderne de San Francisco.

Née dans un milieu d’artistes, Francesca Woodman commence à prendre des photos à l’âge de 13 ans. En 1975, elle entame des études à la Rhode Island School of Design (RISD), où elle obtient une bourse d’études pour passer un an à Rome, un endroit où elle avait fait un séjour enfant. Rome s’avère être une grande source d’inspiration. Francesca y réalise sa première exposition personnelle. Elle rentre ensuite aux États-Unis. En janvier 1981, paraît son premier livre, Some Disordered Interior Geometries.

Dans son oeuvre, extrêmement complexe et prolifique malgré la brièveté de son existence, Francesca Woodman se penche sur le rapport du corps féminin à l’espace, explorant en particulier l’auto-portrait.

Son sujet de prédilection est elle-même : elle se met en scène et se photographie dans une multitude de lieux. Les endroits les plus chers à son coeur tombent en ruines. Couverts de graffitis ou de papier-peint en lambeaux, leurs murs sont riches de textures et racontent des histoires. Elle intègre souvent des objets dans ces lieux, leur attribuant une signification symbolique ou faisant des allusions à la littérature surréaliste et la fiction gothique dont elle est friande. Son corps est souvent évanescent et fugace, il disparaît et réapparaît derrière des murs et des objets, se volatilise dans un mouvement flou.

Elle est l’un des premiers photographes à capter l’essence du mouvement dans ses clichés et à étudier la relation de la photographie à la performance et à la littérature.

Note : L’effet de transparence n’est pas très visible dans cet article, à cause de limites techniques en ce qui concerne l’intégration des images.

Photo de Francesca Woodman. Sans titre, Providence, Rhode Island, 1976
Impression sur épreuves à la gélatine argentique, 14 x 14.1 cm
© 2012 George and Betty Woodman

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